Naturellement
ensemble

vos espaces verts

L'animal du mois 🐾

Le Syrphe ceinturé ou Syrphe bâton, Erisyrphus balteatus, Syrphidés

Je vous avais présenté en avril 2021 une autre espèce de syrphe, Scavea selenitica.

Classés dans l’ordre des diptères, c’est-à-dire parmi les mouches, les syrphidés se reconnaissent à la nervation de leurs ailes qui dans la partie postérieure forme un faux bord comme le montre la photo de détail ci-jointe.

À travers l’Europe, il existe plus de quatre cent cinquante espèces de syrphes.

Les syrphidés sont remarquables par leurs couleurs vives et leur capacité à voler sur place.

Les dessins noirs et jaunes sur l’abdomen du syrphe ceinturé évoquent ceux d’une guêpe, mais pas de danger, cet insecte ne porte pas de dard ; pour sa protection, le syrphe compte sur sa ressemblance avec les guêpes et abeilles (mimétisme bathésien), ainsi que sur ses capacités visuelles et la rapidité de son vol.

Le syrphe ceinturé est un petit insecte, d’environ 1 cm de long, de forme allongée (d’où son autre nom de syrphe bâton) qui joue un rôle important pour la protection des plantes, notamment au stade larvaire mais aussi au stade adulte. Au stade larvaire, il est polyapidiphage, c’est-à-dire que la larve consomme de nombreuses espèces de pucerons ; des acariens et des aleurodes entrent aussi dans son menu. Au stade adulte, c’est un pollinisateur efficace ; on le voit d’ailleurs à l’œuvre sur la photo en annexe.

 

Texte et photos Marc Carvin

La plante du mois 🌼

L’Érodium commun ou Bec-de-grue, Erodium cicutarium, Géraniacées.

L’Erodium cicutarium est une petite plante  herbacée velue, annuelle ou bisannuelle, très communes dans les champs cultivés et les friches.

Ses feuilles composées imparipennées présentent des folioles très découpées, rappelant celles de la ciguë, d’où son nom de genre « cicutarium ». Elles s’étalent en un large disque près du sol.

Les fleurs, réunies par deux à cinq, sont de couleur rose à blanche, de type 5 : cinq petits sépales verts et velus, cinq pétales souvent inégaux, rapidement caducs.

Il y a deux verticilles de cinq étamines, ou plus exactement un cycle de cinq étamines et un cycle de cinq staminodes (étamines stériles réduites à l’état de lames). C’est l’un des critères distinguant le genre Érodium du genre Géranium qui a deux verticilles et de vraies étamines. L’autre critère distinguant les deux genres est la manière dont les carpelles s’enroulent à maturité, restant fixés par leur sommet et se repliant en forme d’arc chez les géraniums, se détachant et se torsadant en tire-bouchon chez les érodiums.

L’ovaire est à cinq carpelles avec leurs styles soudés et leurs stigmates libres.

Le fruit se termine par un cône effilé de 2 à 4 cm, qui explique le nom de bec-de-grue donné à cette plante.

Le nom scientifique de genre rappelle aussi la forme du fruit, Erodium venant du grec erodios, désignant le héron. Si l’Erodium cicutarium est, chez nous, la seule espèce du genre, il existe en France une dizaine d’espèce d’érodium, dont l’Erodium ciconium, ou bec-de-cigogne, dont le fruit mûr mesure de 7 à 10 cm.

 

Zéro pesticide

La commune a adopté depuis plusieurs années le ZÉRO PESTICIDE pour entretenir ses espaces verts.

Le désherbage se fait :

  • manuellement par un de nos agents
  • par l’utilisation d’un désherbeur thermique qui brûle les mauvaises herbes
  • par l’utilisation d’une brosse métallique qui permet le désherbage des bordures de voirie.

Pour le cimetière, la commune a opté, pour éviter un désherbage fréquent sans pesticide, pour l’engazonnement de ses allées.

Arrosage

Nous collectons l’eau de pluie des ateliers communaux, dans une cuve contenant 80 000 litres. Puis une citerne est attelée derrière le tracteur, qui, elle contient 1 500 litres, pour que notre agent puisse arroser les vasques et platebandes.
Une seconde citerne, sous l’ancienne mairie, a été réparée et remise en fonction, ce qui permet de moins utiliser le tracteur.

Les abeilles

La démarche environnementale de la commune l’a conduite à tendre vers une tonte tardive afin de préserver la biodiversité et, notamment, les abeilles. Elles butinent ce que nous considérons comme de mauvaises herbes, par exemple, les fleurs de pissenlit.

Dans le souci permanent de permettre aux abeilles d’effectuer leur dur et si indispensable labeur, nous avons opté pour la plantation de jachères mellifères à l’entrée sud du village et près du tir aux pigeons. D’autres lieux ont été sélectionnés et seront dotés de ces plantations.

Sur la commune, Philippe Gaulard, apiculteur, a installé de nombreuses ruches. Il est fier de pouvoir désormais vendre le « miel d’Asnières », et vous pouvez lui en commander au 06 12 47 75 16 ou vous en procurer à la boulangerie Martin, chemin de la Cendine.

L’hôtel à insectes

Durant la semaine asniéroise 2017, trois enfants, des bénévoles et des élus ont construit un hôtel à insectes. Il permet l’installation des abeilles mais également des coccinelles, perce-oreilles et autres insectes.

Il se trouve ruelle de la mairie, dans le Jardin de la Paix.

Fleurissement du village

Chaque année, les vasques de la commune ainsi que les platebandes situées aux entrées du village, sont fleuries. Les plants sont achetés à la jardinerie située dans notre village afin de réduire les déplacements et de favoriser le commerce local.

Une réflexion est menée afin de sélectionner les variétés peu exigeantes en eau, et faciles d’entretien. Notre agent effectue régulièrement des stages de formation pour répondre à notre démarche environnementale.

Un « tapis » de tulipes a été disposé à l’entrée sud du village et, chaque automne, d’autres tapis seront installés.

Participer à la démarche

Comment participer ?

Vous pouvez participer à cette démarche en fleurissant vos jardins, balcons, etc.